Les marins canadiens appuient la sécurité et la stabilité dans le Moyen-Orient

Un militaire regarde une carte.
Un officier de la Marine royale canadienne déployé dans le cadre de l’Opération ARTEMIS à Bahreïn regarde une carte. Photo : MRC

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Rédigé par : Enseigne de vaisseau de 1re classe S. Mairi Anderson, officier des Affaires publiques, Force opérationnelle multinationale 150

Le lieutenant de vaisseau de guerre navale* était assis à son bureau de l’école navale d’Esquimalt en Colombie-Britannique lorsqu’il a lu le courriel demandant à un officier de la Marine royale canadienne (MRC) de se porter volontaire pour aller à Bahreïn. Il a tout de suite su que c’était l’occasion pour lui de faire une différence dans une importante région du monde.

« Je me suis porté volontaire pour l’Opération ARTEMIS, » explique le coordonnateur des opérations futures de la Force opérationnelle multinationale 150 (FOM 150) en parlant de son voyage de la côte ouest du Canada au golfe Persique. « En plus de l’expérience professionnelle inestimable que procure un déploiement, l’Opération ARTEMIS a une importante incidence dans les eaux internationales du Moyen-Orient. La zone d’opérations couverte par la FOM 150 est une région d’une grande importance mondiale et je voulais faire une différence. »

L’Opération ARTEMIS est la contribution directe du Canada à la FOM 150, une des trois forces opérationnelles maritimes travaillant dans le cadre de la coalition de la Force maritime multinationale (FMM) à laquelle participent 32 pays.

En vue d’encourager la sécurité et la stabilité de six millions de kilomètres carrés d’océan, la FOM 150 coordonne des navires et des systèmes de surveillance dans le but d’intercepter des expéditions de narcotiques et d’armes en eaux internationales du Moyen-Orient. Ensemble, les pays contribuant à la FOM 150 assurent la sécurité des routes maritimes les plus fréquentées au monde en matière de commerce mondial.

Huit marins de la MRC sont déployés au quartier général de la FOM 150 à Bahreïn. Le quartier général est actuellement sous le commandement de la Marine royale australienne (RAN), appuyée par un personnel australien et canadien. C’est la quatrième fois que l’Australie et le Canada partagent la responsabilité de la FOM 150 et les marins canadiens remplissent des rôles allant de l’officier de quart au chef d’état-major du quartier général.

En plus des marins de la MRC, les Forces armées canadiennes (FAC) continuent de déployer le Système non classifié de connaissance de la situation par télédétection (URSA) à l’appui de la FMM. URSA est un système mis au point au Canada qui télécharge des images directement de satellites commerciaux, offrant ainsi les images d’une zone d’opérations de minute en minute.

« La présence de Canadiens dans l’équipe s’est révélée un véritable atout pour notre rotation, » explique le Commodore Mal Wise, commandant de la RAN pour la FOM 150. « L’étroite relation entre le Canada et l’Australie se manifeste par l’interopérabilité au quartier général. En travaillant ensemble, nous pouvons accomplir bien plus. En outre, la capacité unique qu’offre l’URSA augmente notre efficacité, permettant une meilleure connaissance de la situation en mer. »

L’interopérabilité mentionnée par le Commodore Wise est une des raisons pourquoi le coordonnateur des opérations futures s’est porté volontaire pour l’Opération ARTEMIS. « Ce déploiement était l’occasion de travailler dans un quartier général multinational, coordonnant les ressources de plusieurs marines partenaires pour assurer la sécurité maritime. »

L’équipe de Canadiens et d’Australiens a pris les rênes de la FOM 150 en décembre 2017 et dirige les ressources multinationales des pays partenaires comme l’Australie, la France, la Nouvelle-Zélande, le Pakistan, le Royaume-Uni, et les États-Unis.

Au cours des trois derniers mois, la FOM 150 a saisi plus de 16 tonnes de hachisch et 1,5 tonne d’héroïne, pour une valeur dépassant 1 milliard de dollars américains. Bien que l’officier de guerre navale soit heureux de retourner auprès de sa famille dans la côte ouest du Canada, ce déploiement aura été un des points saillants de sa carrière au sein de la MRC. « Sur le plan professionnel, j’ai tellement appris et j’ai pu mettre en pratique mon entraînement dans un contexte international. Sur le plan personnel, collaborer avec l’Australie et d’autres pays signifie que j’ai maintenant des amis provenant des quatre coins du monde. »

*En raison des exigences en matière de sécurité opérationnelle, les membres des FAC déployés dans le cadre de l’Opération ARTEMIS ne sont pas nommés.

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