Mise à l’épreuve des compétences des Rangers lors d’un important exercice militaire

Rangers in immersion suits during ice water rescue training.
Des Rangers vêtus de combinaisons d’immersion se trempent durant un entraînement de sauvetage en eau glacée. Photo : Sergent Peter Moon, Rangers canadiens

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Par Peter Moon

Des Rangers canadiens et d’autres membres de l’Armée canadienne ont achevé l’exercice MOBILE RANGER dans le Grand Nord ontarien.

« Le froid glacial, la neige et la logistique de l’exercice posaient tous des défis », affirme le capitaine Mark Rittwage, officier de l’Armée canadienne chargé du commandement des Rangers du Nord de l’Ontario.

Les Rangers sont des réservistes à temps partiel de l’Armée canadienne. Dans le Nord de l’Ontario, ces derniers exécutent des missions de recherche et sauvetage, des évacuations en cas de feux de forêt et d’inondations printanières, en plus de répondre à une vaste gamme d’urgences dans des collectivités éloignées et isolées.

Quelque 98 Rangers canadiens provenant de 23 collectivités des Premières Nations et 28 autres militaires ont pris part à l’Ex MOBILE RANGER. Celui-ci s’est déroulé dans les environs de quatre collectivités des Premières Nations, à savoir Attawapiskat, Bearskin Lake, Nibinamik et Savant Lake. Les Rangers ont dû quitter leur collectivité pour se rendre sur les lieux de l’exercice dans des conditions éprouvantes.

Il a fallu près de 24 heures à un groupe de Rangers pour faire le voyage sans escale à Nibinamik depuis Wunnumin Lake et Kingfisher Lake. « La neige était si profonde qu’ils ont dû se frayer un sentier presque tout le long du parcours, explique le Capt Rittwage. Ils ont consommé plus de carburant et d’huile que prévu et l’équipement, qui ne cessait de tomber en panne, devait être réparé constamment. »

Un autre groupe a mis deux jours pour se rendre en motoneige d’Attawapiskat à Lake River, au parc provincial Polar Bear. Ils ont bravé des conditions s’approchant du voile blanc et un refroidissement éolien qui est passé sous la barre de -50 °C. L’établissement de Lake River, Lakitusaki en cri, a été abandonné il y a fort longtemps. On y trouve toujours l’ancien poste de traite de la Compagnie de la Baie d’Hudson, une église et plusieurs bâtiments résidentiels.

Le colonel Dwayne Hobbs, chef d’état-major adjoint au Quartier général de la 4e Division du Canada à Toronto, s’est dit impressionné par ce qu’il a vu des Rangers à Savant Lake. C’était la première fois qu’il assistait à un entraînement des Rangers sur le territoire.

« C’est incroyable de les voir travailler en équipe et mettre en pratique leur connaissance du territoire, de la brousse, des conditions de glace et de neige, ainsi que de la météo, précise-t-il. Ils sont vraiment à l’aise sur le territoire. Je pense pour ma part à la gelure tandis qu’eux, ils pensent à la prochaine étape à suivre. Ils adoptent une approche pragmatique à l’exécution de leurs activités. Ils procèdent par le bon ordre et avec un objectif précis. Ce que j’ai trouvé fascinant, c’est le niveau de communication de l’information. Les Rangers s’entraidaient constamment. »

L’exercice a permis aux Rangers juniors présents de regarder et d’apprendre. « Les connaissances traditionnelles qui permettent de vivre de la terre se perdent, parce que les jeunes s’intéressent davantage aux appareils électroniques », affirme le sergent Jean Rabbit‑Waboose de la Première Nation d’Eabametoong.

(Le sergent Peter Moon est le ranger des affaires publiques du 3e Groupe de patrouilles des Rangers canadiens à la Base des Forces canadiennes Borden.)

Galerie d'images

  • Derek Sutherland, de la Première Nation de Constance Lake et Rodney Ray, de la Première Nation de Lac Seul, deux membres des Rangers canadiens.
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