On se souvient d’un pilote canadien de Banshee à une base navale des États-Unis

Un montage composé de la photo d’une plage et de la photo d’un homme.
Le lieutenant Barry Troy, pilote de chasseur Banshee de la Marine royale canadienne, est disparu au large de la Floride, à de nombreux kilomètres au sud de la plage ci-dessus, à la station navale Mayport, près de Jacksonville, le 25 février 1958. PHOTO : Photo de la plage et montage par Joanna Calder, Affaires publiques de l’ARC

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Par Joanna Calder

Le 25 février 1958, le lieutenant Barry Troy fait partie d’une escadrille de quatre appareils F2H‑3 Banshee de la Marine royale canadienne (MRC) volant vers le sud, le long de la côte floridienne, après avoir décollé de la station navale américaine Mayport, près de Jacksonville. L’escadrille se dirige vers un endroit au sud de Jacksonville Beach, où elle virera et mettra le cap sur le navire canadien de Sa Majesté (NCSM) Bonaventure, qui se trouve à quelque 64 kilomètres au large.

Un banc de brume apparaît toutefois de façon inopinée devant l’escadrille. Le chef de la formation de chasseurs et les deux pilotes qui le suivent virent à droite, vers l’ouest et la côte, et émergent du banc de brume quelques instants plus tard. Le lieutenant Troy, quant à lui, vire à gauche, vers l’est et l’Atlantique, sans doute parce qu’il n’est pas certain de la position, devant lui, de ses compagnons de formation et qu’il veut éviter la collision dans cette brume opaque. Il vole vite, à basse altitude, probablement à seulement 152 mètres de la surface de l’eau.

On ne le reverra plus jamais.

À l’époque, on ne peut récupérer que quelques objets appartenant au lieutenant Troy dans l’Atlantique, à environ trois kilomètres à l’est de Jacksonville Beach : du papier, le casque et la trousse de toilette du pilote, ainsi que des morceaux de l’appareil. Personne ne sait ce qu’il est advenu de ces objets au terme de la Commission d’enquête sur l’accident et, six décennies plus tard, rien d’autre n’a refait surface.

Mais voilà que l’automne dernier, des ouragans violents balaient la région. Après leur passage, Zachary Johnson, garde de parc de Jacksonville, s’intéresse à des débris qu’il a aperçus près de la laisse des hautes eaux, sur la plage du parc Hanna, à Jacksonville. La présence d’un numéro de nomenclature de l’OTAN sur l’un de ces objets lui permet de déterminer qu’il s’agit de matériel militaire. « J’ai compris que j’avais trouvé quelque chose de spécial quand j’ai vu le nom du lieutenant écrit sur l’un des objets », a-t-il déclaré à un journaliste.

Soixante ans et un jour après la disparition du lieutenant Troy, des représentants de l’Aviation royale canadienne (ARC) se sont vu remettre la garde de ces objets à valeur historique lors d’une courte cérémonie tenue à Mayport, le matin du 26 février 2018. Des représentants de l’ARC, de la MRC et de la United States Navy (USN) ont assisté à cette commémoration, tenue à proximité de la plage, à quelques kilomètres au nord de l’endroit où le lieutenant Troy a disparu.

Pendant la cérémonie, on a remercié M. Johnson et le policier Nolan Kea, du service de police de Jacksonville, qui avait la garde des articles depuis l’automne, de leur détermination à conserver les objets.

Dick Troy et sa femme, Pauline, comptaient parmi les invités d’honneur. M. Troy n’avait que 21 ans au moment de la disparition de son frère aîné, Barry.

La cérémonie a débuté par…

Pour lire l’article au complet et voir toutes les photos qui l’accompagnent, visitez le site Web de l’Aviation royale canadienne.

Galerie d'images

  • Un montage composé de la photo d’une plage et de la photo d’un homme.
  • Quatre personnes.
  • Une photo d’un homme.
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