Le 34 GBC se souvient de la crise du verglas de 1998

A soldier welds a broken piece of metal while another observes atop an armoured vehicle on snowy ground.
En ce vingtième anniversaire, prenons quelques instants pour commémorer la contribution des Forces armées canadiennes lors de la tempête de 1998. Photo : Servir

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Affaires publiques, 34e Groupe-brigade du Canada – Servir

Il y a 20 ans depuis le plus grand déploiement de troupes en temps de paix de l’histoire canadienne. La crise du verglas qui s’est étendue d’Ottawa aux provinces maritimes a frappé sévèrement la région de la Montérégie, dans le sud du Québec, en janvier 1998.

Du 4 au 10 janvier 1998, on enregistre des averses de glace et de pluie verglaçante totalisant près de 100 mm, soit le double des précipitations annuelles pour certaines régions. C’est pourquoi les forces armées se sont rendues au Québec, en Ontario et au Nouveau-Brunswick le quatrième jour de la crise, à la demande du gouvernement fédéral. C’est ainsi que l’opération RÉCUPÉRATION a vu le jour.

La crise du verglas en chiffres

  • 945 blessés
  • 35 décès
  • 600 000 personnes déplacées temporairement
  • 1,4 million de Québécois privés d’électricité
  • Plusieurs routes fermées

La contribution des Forces armées canadiennes

  • 15 génératrices prêtées
  • 11 000 lits de camp fournis
  • plus de 200 000 résidences visitées dans 336 municipalités sinistrées

Le capitaine David : aider rapidement la population locale

Lorsque la tempête a foudroyé le Québec, le capitaine Michel David était l’officier des opérations au 6Bataillon, Royal 22Régiment (6 R22eR) à Saint-Hyacinthe.

Selon le Capt David : « Les bénévoles étaient épuisés. Ils avaient de la difficulté à gérer [la crise] adéquatement. Les problèmes de sécurité sont, entre-temps, apparus. C’est la première tâche officielle que le commandant a accepté d’assumer, et ce, avant même la mobilisation générale des troupes. On a fourni l’équivalent d’un peloton. »

Une fois les forces armées mobilisées, l’unité d’intervention immédiate du 5Régiment d’artillerie légère du Canada, située à Valcartier, est arrivée à Saint-Hyacinthe.

Parallèlement, un second centre d’hébergement au Cégep de Saint-Hyacinthe a ouvert ses portes. Le 6 R22eR a fourni un peloton supplémentaire afin d’aider.

« Tous les autres soldats qui n’étaient pas affectés à ces deux tâches participaient à des patrouilles locales. Nous allions visiter les foyers avec les pompiers, afin d’inciter les gens à quitter leur demeure puisque les systèmes de chauffage d’appoint qu’ils utilisaient étaient dangereux. D’autres équipes nettoyaient les axes routiers principaux pour les équipages de secours », ajoute le Capt David.

Pour le Capt David, l’opération était « une grande fierté. On faisait notre travail, on ne comptait pas les heures. Nous avons prouvé l’utilité de la Réserve lors d’opérations nationales. Un véritable témoignage de l’ingéniosité du réserviste! »

L’adjudant Dumont : parmi les premiers à se rendre sur le terrain

L’adjudant Marc Dumont œuvre aujourd’hui au Quartier général de la 2e Division du Canada. En 1998, il était un sergent au 6 R22eR. Il faisait partie de la première équipe à être envoyée sur le terrain et la dernière à être désactivée, 30 jours plus tard.

Le 6 R22eR constituait l’unité d’intervention immédiate. La majorité de l’unité était composée de réservistes. Certains étaient eux-mêmes des sinistrés, étant donné qu’ils provenaient en grande partie de la région de Saint-Hyacinthe, et d’autres étaient des secouristes de première ligne.

« Ce qui a été le plus marquant est notamment d’avoir vu des véhicules blindés dans les rues du Québec. C’était hallucinant, se rappelle l’Adj Dumont. On aurait dit un paysage de guerre. Ça faisait drôle. Après tout, c’était chez nous. »

L’Adj Dumont précise que l’intervention pendant la crise du verglas a été une importante démonstration d’entraide. Les Forces armées canadiennes, les autorités civiles, ainsi que les cadres policiers et pompiers se sont serré les coudes pour venir en aide aux sinistrés.

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