Deux frères fiers de représenter le Canada sur différentes scènes

Two men in black overalls give thumbs up standing next to a propeller plane.
Vincent (à gauche) et René De Haître, s’apprêtent à goûter aux joies de l’aviation extrême à Las Vegas. Photo : MRC

Étiquettes : | |

Par Darlene Blakeley

L’un rêve de faire carrière comme officier de la marine, l’autre, d’obtenir une médaille d’or olympique.

Les frères René et Vincent De Haître représentent le Canada chacun à leur manière, se soutenant mutuellement dans l’atteinte de leurs buts individuels même s’ils sont à des milliers de kilomètres l’un de l’autre.

Vincent, un patineur de vitesse sur longue piste de calibre mondial, participera aux épreuves du 1 500 et du 1 000 mètres les 13 et 23 février prochains, respectivement, dans le cadre des Jeux olympiques de 2018 à Pyeongchang, tandis que René espère obtenir son diplôme de l’École de leadership et de recrues des Forces canadiennes à Saint-Jean, au Québec, le 22 février.

Étant séparés par 15 fuseaux horaires, ils ne pourront pas se soutenir en personne. À l’origine, il était prévu que René se rendrait en Corée du Sud pour assister aux épreuves de son frère, mais c’était avant qu’il apprenne qu’il irait à Saint‑Jean pour se préparer en vue d’une carrière comme officier du génie des systèmes de combat naval dans la Marine royale canadienne.

« J’ai toujours eu envie de m’enrôler dans la Marine, mais ce n’est qu’en novembre 2016 que j’ai vraiment pris ma décision », a expliqué René. « J’ai une passion pour l’univers naval, surtout la construction navale. Après des années passées dans le secteur privé, je sentais que ma vie n’allait nulle part et qu’elle suivait un cours un peu trop tranquille. Je sentais que c’était le moment ou jamais, étant jeune et sans trop de responsabilités, de changer de voie et de travailler dans un milieu axé sur la coopération et l’esprit d’équipe ainsi que de représenter le Canada et ses intérêts au pays comme à l’étranger. »

René, qui est près de trois ans plus vieux que Vincent, compte regarder la deuxième épreuve de son frère en temps réel en ligne.

« Je porterai la chemise à carreaux de l’Équipe Canada », a-t-il affirmé. « De plus, je pense que quelques-uns de mes camarades de peloton se joindront à moi pour l’appuyer. Je ne pourrai pas regarder sa compétition du 13 février, car je serai en exercice sur le terrain, mais je vais demander si c’est possible d’obtenir les résultats auprès de mes instructeurs ».

Par ailleurs, Vincent, qui a participé aux Jeux olympiques de 2014 à Sochi et qui détient 13 médailles de la Coupe du monde, soutient fermement le choix de carrière de son frère.

« Je suis heureux que mon frère ait trouvé un endroit où il peut travailler en architecture navale », a-t-il indiqué. « D’aussi loin que je me souvienne, mon frère a toujours construit des choses ou planifié leur construction. Bien que nous ayons emprunté des parcours très différents, nous ne sommes pas faits pour le travail de bureau. »

Vincent a commencé à patiner à l’âge de cinq ans et il n’a jamais cessé depuis. Il s’est joint au club de patinage de vitesse des Concordes de Gloucester, en Ontario, et il a connu ses premiers succès sur la glace en remportant la médaille d’argent au relais 3 000 mètres lors des Jeux d’hiver du Canada de 2011. Il a fait ses débuts à la Coupe du monde en 2013, puis s’est qualifié pour représenter le Canada aux Jeux olympiques de 2014 à Sochi, en Russie, quatre ans plus tôt que son but initial. Il a terminé parmi les 20 premiers au 1 000 mètres à Sochi et a reçu le prix Étoile montante de l’année en patinage de vitesse longue piste remis par Patinage de vitesse Canada.

Vincent a affirmé que malgré leurs horaires surchargés, lui et son frère ont un grand respect pour leurs buts respectifs et ils essaient de rester en contact.

« Nous pouvons passer de longues périodes sans nous parler, mais c’est le prix à payer pour vivre notre passion », a-t-il indiqué. « Nous avons passé les dix dernières années dans différentes villes et provinces, mais la distance ne nous empêchera jamais d’être là l’un pour l’autre. »

Cet horaire est également exigeant pour leurs parents, Lucille et Denis, qui s’efforcent de « diviser pour régner » en vue de soutenir leurs garçons. Les deux assisteront à la première épreuve de Vincent à Pyeongchang, mais Denis sera de retour au Canada à temps pour la cérémonie de remise des diplômes de René.

Ils sont très fiers de leurs fils et de leurs réalisations.

« Au fur et à mesure qu’ils grandissaient, ils se sont fixé des objectifs individuels, et nous les avons encouragés en cours de route », a affirmé Lucille. « Ils ont atteint certains de leurs buts, tandis que d’autres expériences leur ont permis d’apprendre. Les voir atteindre ces objectifs importants suscite en nous beaucoup d’émotions et de larmes de fierté ».

Elle ajoute que lorsque ses garçons étaient enfants, ils ont toujours accordé une grande importance à la famille et à l’entraide.

« Nous sommes fiers qu’ils valorisent ces qualités et de savoir que même s’ils sont séparés par la distance, un simple coup de fil suffit s’ils ont besoin d’aide ou de parler à quelqu’un. »

Que ce soit la Marine ou les Olympiques, les frères voient leurs choix de carrière comme une occasion de se dépasser tout en faisant honneur au Canada.

« Ce pays m’a tant offert, je veux simplement que mes concitoyens soient fiers de moi », a affirmé Vincent. « Notre passion et notre éthique de travail font partie de notre identité canadienne et j’ai très hâte de les montrer sur la scène mondiale. »

René voit son enrôlement dans la Marine comme une occasion de démontrer son professionnalisme, son équité et ses connaissances.

« Je n’oublie pas également qu’au bout du compte, nous sommes responsables devant nos concitoyens », a‑t-il dit. « Aussi, quand je représente le Canada, je veux qu’ils soient fiers de mes réalisations et montrer ce que le Canada a de meilleur à offrir grâce mon emploi dans la Marine. En bref, cela signifie que lorsque je représente le Canada, je suis fier d’avoir la responsabilité de montrer notre force et toutes les belles caractéristiques qui définissent notre identité. »

Et même s’ils seront séparés par des milliers de kilomètres en février, chacun à la poursuite de leurs rêves, ils seront toujours là pour s’encourager.

Galerie d'images

  • Test
  • Speed skating
  • Portrait
Date de modification :