Un membre du génie de combat des FAC discute de l’expérience qu’il a acquise à entraîner des militaires de l’Ukraine dans le cadre de l’opération UNIFIER

Trois militaires agenouillés dans l’herbe examinent un objet dans la terre.
Un militaire canadien donne de l’instruction à un militaire des forces armées de l’Ukraine sur les techniques de détection. Photo prise par la Force opérationnelle interarmées en Ukraine.

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Rédigé par un membre du génie de combat des Forces armées canadiennes (FAC) déployé dans le cadre de l’opération UNIFIER en Ukraine

Le Canada et l’Ukraine entretiennent des liens solides depuis plusieurs décennies. Dans le domaine militaire, le Canada a récemment apporté ses connaissances éprouvées au combat et son expérience d’instruction en Ukraine dans le cadre de l’opération UNIFIER. Je suis un membre du génie de combat des FAC et je suis déployé dans le cadre de cette opération depuis près de sept mois.

Alors que ma date de départ approchait, ma liste de tâches semblait sans fin : emballer mon matériel, dire au revoir à ma famille et à mes amis et mettre en place des plans d’urgence au cas où quelque chose arriverait pendant mon absence. Mes tâches à faire avant de partir étaient sans fin, du moins en apparence, mais j’ai finalement réussi à tout préparer et j’étais enfin prêt à partir.

Après un long voyage en avion et un trajet d’une heure vers Starychi, où se trouve le centre international de soutien pour le maintien de la paix (IPSC), nous sommes arrivés à ce qui serait notre demeure pour les sept prochains mois.

Mon travail comme membre du génie de combat consiste à travailler avec l’unité d’instruction par affectations successives de l’armée de l’Ukraine (RTU) durant son cycle de formation de 55 jours à l’IPSC. Ainsi, mes collègues ingénieurs et moi-même ont enseigné une vaste gamme de compétences dans le domaine du génie à un grand public cible diversifié. Notre but principal était de former les ingénieurs des forces armées de l’Ukraine (FAU), joints à la compagnie dirigée par le Canada. En commençant par des compétences de base avant d’aborder des sujets plus difficiles, nous avons travaillé avec les FAU pour mettre au point leurs compétences et renforcer leurs techniques. On nous a chargé d’enseigner des sujets comme, entre autres, la pose de mines et l’ouverture de brèches, la construction d’obstacles, les techniques de démolition de base, l’ouverture de brèches tactiques par explosif et la fouille de gens et d’immeubles, et ce, dans un court laps de temps.

Notre but secondaire était d’enseigner des techniques liées aux menaces d’explosion et à la reconnaissance des dangers (ETHAR) au reste de la compagnie. Cet enseignement montre aux militaires comment réagir lorsqu’ils se trouvent dans un champ de mine, comment en sortir de façon sécuritaire et efficace et comment s’occuper des personnes blessées. Tout le monde a pris part à l’instruction, y compris les commis, les techniciens médicaux et les membres de l’infanterie, et tous ont été très satisfaits.

L’état final de cette mission d’instruction est de permettre aux FAU de former, d’instruire et d’évaluer toutes les unités qui viennent à l’IPSC pour suivre de l’instruction; ce changement a commencé à être mis en place.

Lorsque la mission a commencé, les Canadiens fournissaient de l’instruction directement aux membres, tout en travaillant avec les instructeurs des FAU du centre de combat de l’IPSC. Depuis notre arrivée, nous avons fait la transition de l’instruction directe au fait de permettre aux instructeurs du centre d’instruction au combat d’enseigner eux-mêmes. Nous jouons maintenant plutôt un rôle d’arrière-plan et nous sommes ici pour appuyer le centre d’instruction au combat au besoin, mais nous lui laissons la responsabilité de se diriger. Au cours des deux dernières années, nous lui avons donné une nouvelle méthodologie pour enseigner aux militaires.

Notre rotation se termine dans les prochaines semaines. Il est difficile de croire que plusieurs mois ont passé si vite. Les histoires et l’expérience acquises demeureront avec moi pour le reste de ma vie. Je me suis fait beaucoup d’amis ici et ces amitiés resteront avec moi alors que je retourne au Canada.

Chimo!

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