La Feuille d’érable au front occidental

Le lieutenant-colonel Dick Malone (à gauche) aide à ériger le signe au bureau de rédaction de La Feuille d'érable à Caen, en juillet 1944. Photo : Bibliothèque et Archives Canada.
Le lieutenant-colonel Dick Malone (à gauche) aide à ériger le signe au bureau de rédaction de La Feuille d'érable à Caen, en juillet 1944. Photo : Bibliothèque et Archives Canada.

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Suite de l’article La Feuille d’érable en Méditerranée.

La deuxième édition de La Feuille d’érable a été mise sur pied en juillet 1944, à peine quelques mois après le Débarquement en Normandie et le début de la libération de la France. La ville de Caen, où l’édition occidentale avait initialement été établie, était toujours la cible de tirs d’obus actifs au moment où les activités journalistiques avaient été entamées; le personnel du journal devait constamment se mettre à l’abri sous les tables de travail.

Par ailleurs, l’impression de La Feuille d’érable de Caen était soumise à d’autres problèmes. L’imprimerie comme telle étant rudimentaire, les mécanismes d’impression présentaient constamment des obstacles. Des sections du journal étaient imprimées à l’envers, des images étaient mal imprimées et finissaient par ressembler à des taches noires indéchiffrables, et souvent, des pièces de la presse fonctionnaient mal ou pas du tout. Néanmoins, pendant trois mois, les imprimeurs de La Feuille d’érable n’ont pas abandonné durant la période reconnue de tous comme étant la pire traversée par le journal durant la guerre.

L’avancée au front occidental a permis au journal de s’installer à Bruxelles en septembre, cette année-là. C’est avec soulagement que le personnel de La Feuille d’érable a adopté l’imprimerie ultramoderne du journal Le Soir; les nouvelles ressources ont permis d’accroître l’efficacité du processus d’impression. Même si les conditions à Naples et à Rome n’étaient pas aussi déplorables qu’à Caen, le personnel de l’édition méditerranéenne était heureux d’exploiter l’imprimerie belge, après la réunion des forces italiennes et occidentales et la fusion des éditions, en mars 1945.

C’est l’édition de Bruxelles qui a annoncé en un seul mot la fin de la guerre en Europe : le mot « KAPUT » avait été imprimé en grosses lettres à la une. En outre, elle a proclamé la fin de la guerre dans le Pacifique en publiant à la une « C’est fini! ». Cependant, l’histoire de La Feuille d’érable, quant à elle, ne prenait pas encore fin.

L’histoire continue dans l’article La Feuille d’érable à Londres.

Cet article a été rédigé à partir de l’ouvrage de Barry D. Rowland et J. Douglas MacFarlane, The Maple Leaf Forever, Natural Heritage/Natural History Inc. (1987).

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