S’entraîner ensemble pour mieux protéger le Nord

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HI Récemment, on a mis à l’épreuve la capacité de militaires d’assumer des fonctions de détection, de dissuasion et de défense afin de contrer différentes menaces pour la souveraineté de l’espace aérien de l’Amérique du Nord.

Plus de 700 militaires provenant des FAC, des United States Air Force, Navy et Air National Guard ont bravé le début de l’hiver canadien pendant VIGILANT SHIELD 16, un exercice en campagne du NORAD qui s’est déroulé à Iqaluit, au Nunavut, ainsi qu’à la 5e Escadre Goose Bay, à Terre Neuve et Labrador.

L’entraînement constituait un volet de la série d’exercices annuels tenus par le NORAD et dirigés par un commandement régional, qui entreprend des exercices en campagne en vue d’améliorer sa capacité opérationnelle dans un milieu binational.

« Cette année, les scénarios de l’exercice ont donné aux participants l’occasion de s’exercer à exécuter leur mission dans un milieu d’instruction simulé réaliste. Les Canadiens et les États-Uniens ont accompli un travail d’équipe remarquable, et ce, dès le début de l’exercice », dit le lieutenant-colonel Kyle Paul, de l’Aviation royale canadienne, commandant de la force opérationnelle aérienne affectée à l’ex VIGILANT SHIELD 16. « Les deux pays ont pu améliorer leur interopérabilité, mais, surtout, ils ont montré que le NORAD est capable de défendre l’Amérique du Nord. »

Le NORAD a tiré profit du succès obtenu pendant les entraînements des années précédentes pour déployer des ressources aériennes et du personnel dans le Grand Nord en vue de tenir un exercice portant sur les opérations de protection de la souveraineté du Nord.

« Mener des opérations depuis Iqaluit posait un certain nombre de difficultés sur les plans de la logistique, des communications et des vols. Toutefois, grâce à une planification soignée, à la coopération avec des organismes locaux et à un travail ardu, le détachement d’Iqaluit est très rapidement parvenu à assurer le bon fonctionnement des installations de l’emplacement d’opérations avancé afin de soutenir nos opérations aériennes », explique le Lcol Dave Turenne, de l’Aviation royale canadienne, commandant du détachement Iqaluit.

Le NORAD protège la souveraineté aérienne des États Unis et du Canada grâce à un réseau de chasseurs affectés aux opérations d’alerte, d’avions-citernes, d’aéronefs dotés d’un système de détection lointaine et de ressources de défense aérienne au sol, dont les activités sont déclenchées par des radars de surveillance interorganisationnels et de défense.

« Pour pouvoir être efficaces, nous devons collaborer. Nous venons ici [au Canada] pour mener des opérations dans un nouveau milieu en collaboration avec divers organismes », ajoute le Lcol Robert Swertfager, commandant de l’escadre expéditionnaire aérienne de la United States Air Force.

« L’exercice a assurément permis de montrer que la 5e Escadre Goose Bay et Iqaluit sont des lieux d’opérations précieux aux fins de la réalisation de la mission du NORAD et de faire valoir le rôle que ces mêmes lieux jouent dans la défense de l’Amérique du Nord en tant qu’emplacements d’opérations avancés », conclut le Lcol Kyle Paul.

Commandement binational formé dans le cadre d’un partenariat établi entre le Canada et les États Unis, le NORAD assure l’alerte maritime et aérospatiale ainsi que le contrôle aérospatial pour l’Amérique du Nord.

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