Combattre l’austérité : le travail d’équipe au premier plan dans le Nord canadien, durant l’opération NANOOK

Des membres du 38e Groupe-brigade du Canada à bord de véhicules tout-terrain s’approchent d’une rivière durant l’opération NANOOK, près de Rankin Inlet, au Nunavut, le 18 août 2017. Photo : cpl Dominic Duchesne-Beaulieu.

Des membres du 38e Groupe-brigade du Canada à bord de véhicules tout-terrain s’approchent d’une rivière durant l’opération NANOOK, près de Rankin Inlet, au Nunavut, le 18 août 2017. Photo : cpl Dominic Duchesne-Beaulieu.

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Par Lucy Ellis, Affaires publiques de la force opérationnelle du Nunavut

Dès l’arrivée vers la fin de l’été à Rankin Inlet, au Nunavut, quelques éléments ressortent particulièrement : le terrain est accidenté et rocheux, la plupart des gens conduisent des camions ou des véhicules tout-terrain (VTT), il n’y a aucun arbre et le vent venant du large transperce les vêtements. La beauté du paysage peut détourner l’attention d’une caractéristique essentielle : l’exécution d’opérations et la vie dans un emplacement éloigné du Nord peuvent s’avérer très difficiles.

Les Forces armées canadiennes (FAC) ont mené l’opération NANOOK 2017 à Rankin Inlet, du 14 au 26 août. L’importance de la création de relations était au cœur de l’opération.

Il n’est aucunement surprenant de constater le niveau élevé de camaraderie entre les membres des FAC qui appartiennent à la même unité ou brigade; la présente opération était toutefois fondée sur l’importance de l’établissement de liens au-delà de l’organisation.

« Non seulement l’opération NANOOK nous permet-elle d’améliorer nos capacités de mener des opérations dans des conditions austères dans le Nord canadien, mais elle offre aussi aux membres de notre force opérationnelle une occasion extraordinaire de collaborer avec nos partenaires pangouvernementaux dans le cadre d’un scénario réaliste », affirme le lieutenant‑colonel David Fraser, commandant de la force opérationnelle du Nunavut.

Durant la première partie de l’opération, le Groupe-compagnie d’intervention dans l’Arctique (GCIA) a travaillé étroitement avec les membres du 1er Groupe de patrouilles des Rangers canadiens. Ces derniers sont les experts en ce qui concerne le Nord canadien. Ils sont issus de collectivités du Nord et ils connaissent le territoire mieux que tout militaire de la région sud du pays.

« Rien n’aurait été possible sans les Rangers canadiens », déclare la major Samantha Burch, commandant de compagnie du GCIA. « À mon avis, le 38e Groupe-brigade du Canada s’améliore d’année en année grâce à sa collaboration avec les Rangers canadiens et à sa familiarisation avec ce que ces derniers ont à offrir. »

Les Rangers canadiens ont transmis aux membres du GCIA des connaissances traditionnelles et des techniques de survie. Ils leur ont montré les baies que l’on peut manger, ainsi qu’appris à pêcher à la bordigue, à allumer un feu lorsqu’il n’y a pas de bois et à cuire un repas sur des morceaux d’ardoise.

Il s’agissait du premier déploiement estival en VTT du 38e Groupe-brigade du Canada dans le Nord.

« Les Rangers canadiens ont présenté aux militaires des conseils et des astuces pour leur apprendre à mieux sécuriser les chargements à bord de leurs VTT et de leurs remorques, à déterminer la meilleure façon de traverser le territoire, ainsi qu’à comprendre le territoire, explique l’adjudant Lionel Packulak. Désormais, nous comprenons davantage comment nous en tenir à l’équipement essentiel. »

Durant la deuxième partie de l’opération, les FAC prenaient part à une intervention pangouvernementale en réaction à un incendie simulé à bord d’une barge, à Rankin Inlet. Le scénario a été conçu pour mettre à l’épreuve le processus d’intervention d’urgence local, afin de voir comment celui-ci composerait avec un grand nombre de blessés.

Au cours de l’opération, les membres des FAC travaillaient aux côtés d’employés de plus de 35 autres ministères et organismes gouvernementaux. Parmi ceux-ci se trouvaient, entre autres l’Agence de la santé publique du Canada, Affaires autochtones et du Nord Canada, le centre de santé de Rankin Inlet, les services de gestion des urgences de Rankin Inlet, le service d’incendie de Rankin Inlet, la Kivalliq Inuit Association, le hameau de Rankin Inlet, de même que le maire et les conseillers municipaux de Rankin Inlet.

« Il a été profitable pour nous d’avoir un aperçu de la façon dont nous allions nous inscrire dans ce scénario, prêter main-forte et exploiter nos ressources afin de pouvoir soutenir la communauté », précise le capitaine Ted Jackson, médecin-chef de la force opérationnelle.

Des membres des FAC qui ont aussi joué le rôle de pseudo-victimes étaient recouverts de fausses blessures béantes, contribuant ainsi au réalisme de la situation. Grâce à la réunion de tous les partenaires, le scénario a fourni un précieux aperçu de la façon idéale de réagir à des urgences dans le Nord.

Que vous passiez une nuit sur le territoire au sein d’un peloton ou que vous composiez avec une crise en tant que communauté, l’esprit d’équipe est la clé du succès dans le Nord canadien.

Galerie d'images

  • Des membres du personnel médical du centre de santé de Kivalliq interviennent lors d’un scénario fondé sur une catastrophe simulée axée sur la mise à l’essai de la réponse pangouvernementale à une urgence dans le Nord canadien, dans le cadre de l’Op NANOOK à Rankin Inlet, au Nunavut. Photo : Bdrc Lynn Danielson.
  • Des soldats du 1er peloton du Groupe-compagnie d’intervention dans l’Arctique, des membres du 1er Groupe de patrouilles des Rangers canadiens et des habitants de Rankin Inlet, au Nunavut, attrapent de l’omble chevalier durant l’Op NANOOK. Photo : Bdrc Lynn Danielson.
  • Des membres du 38e Groupe-brigade du Canada à bord de véhicules tout-terrain s’approchent d’une rivière durant l’opération NANOOK, près de Rankin Inlet, au Nunavut, le 18 août 2017. Photo : cpl Dominic Duchesne-Beaulieu.
  • Le Ranger canadien Scharer explique aux membres du 38e Groupe-brigade du Canada comment fouiller pour de la nourriture dans la toundra durant l’Op NANOOK, près de Rankin Inlet, au Nunavut, le 17 août. Photo : cpl Dominic Duchesne-Beaulieu.
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